Bel and the Beast – Evan Regan et Axel Rolf

Introduction
Des roses, mais surtout des épines !
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Il était une fois, « Bel and the beast », d’Evan Regan et d’Axel Rolf ! Une romance MxM à suspens en enemies-to-lovers et avec un supplément smut.
Résumé :
« Le monde n’a pas été conçu pour les innocents, il est le terrain de jeu des bêtes. »
Dans un somptueux manoir isolé sur une île du Maine, Bel Dubois pose ses valises pour débuter un emploi de secrétaire particulier au service de Mr Ravencroft. Il ne sait rien de cet homme, seulement que son père a travaillé pour sa riche famille jusqu’à sa mort et qu’il l’a désigné pour lui succéder. Mais ce qui devait représenter un refuge pour Bel se transforme très vite en une prison oppressante.
Dès sa rencontre avec le propriétaire de Heatherock Manor, il devient évident pour Bel que l’atmosphère inquiétante des lieux est nourrie par la nature changeante de cet homme sombre et agressif. Mais derrière la beauté sauvage de Conrad Ravencroft, se dissimule un être hanté par de terribles secrets.
Univers
Réécriture de conte : moderne et sans magie !
On connaît tous au moins une version de l’histoire de « La belle et la bête ». Ici, on nous en propose une nouvelle avec des événements clés au cœur d’un scénario bien à lui qui fait tout pour placer l’histoire dans la vie réelle du 21e siècle. Pas de bête à proprement parlé, mais quelque chose de plus tangible, de plus crédible, de bien plus sombre aussi. Mais même ainsi, l’isolement d’un manoir frappera les personnages !
« Ce qui nous rend inhumains n’est pas nos mauvaises pensées, mais les actions qui en résultent. » page 310.
Histoire
Un manoir isolé entre terre et mer, un homme torturé sur son domaine, et Bel. Bel qui fuit, mais sans jamais en perdre son caractère.
Bel est appelé pour reprendre le travail de secrétaire particulier de son père pour Conrad, un homme d’affaires influent et bien difficile à cerner. Une mission facile à première vue : cadre sympa, même si un peu austère parfois, solitude appréciable, appartement personnel, salaire intéressant et collègues accueillants (enfin la plupart). L’ombre au tableau : le comportement de son nouveau patron. Monsieur se la joue inaccessible, mais Bel a beau être un homme au physique fin et élégant, il a pour lui un talent très appréciable pour la répartit.
La limite de l’enemies-to-lovers, d’autant plus quand on prend le trope « proximité forcée » avec, c’est de devenir malsain. Les positions de domination et de soumission, ce n’est pas du tout mon truc et ce n’est pas du tout le truc de ce livre ! Si Bel est effectivement sur le territoire de Conrad et que c’est parfois, disons, compliqué, sa force de caractère rend la romance fluide et pas malsaine.
Autre bon point : le livre ne force pas à aller vite à la romance justement ! L’histoire prend son temps et on ne passe pas d’une situation à une autre au niveau des relations des personnages. C’est progressif et ça arrive quand il est possible d’y croire.
Niveau smut, quatre scènes se partagent le roman. Elles sont de taille convenable, assez pour qu’on ne roule pas des yeux ou qu’on ne soit pas frustré à l’inverse si on aime en lire.
Alors oui, j’ai acheté ce roman en sachant qu’il y en aurait, mais je ne l’ai pas aimé parce qu’il y en a. Je suis assez indifférente à ce genre de scène personnellement, mais elles ne m’ont pas dérangée outre mesure et j’ai vraiment apprécié l’équilibre avec la romance et les mystères du manoir.
En parlant de mystère, derrière la romance se cachent deux grosses affaires de suspens qui vont mettre encore plus de peps à l’histoire. De quoi ravir tous les intérêts ! Tout ne tourne pas qu’autour de la romance et ça, j’aime !
Personnages

Comme je l’ai dit, j’ai aimé le développement des personnages et leurs schémas de base. On découvre des humains intéressants au travers de deux point de vues, pas dénués de défauts et qui se lancent pique sur pique. Ils sont passionnants et on a envie d’apprendre à les connaître à chaque page.
Bel m’a plu pour son audace et sa curiosité, Conrad m’a intrigué pour son histoire et ses crises, le personnel du manoir m’ont fait rire et respirer par leur complicité.
Les pages se tournent grâce à eux et plus on avance, plus c’est complet. Le roman ne manque pas d’histoires secondaires, sans jamais en mettre de trop.
« — Tu me vois comme un monstre, grogné-je, blessé.
— Parce que c’est comme ça que tu veux que je te voie. » page 254. »
Style
Addictif ! Je l’ai lu pratiquement d’une traite ! Le style est hyper agréable et ça ne m’a jamais paru trop ou pas assez.
Conclusion
Excellent roman qui fait partie d’une série de quatre réécritures de contes.
J’ai beaucoup apprécié ma découverte et je retenterai peut-être l’expérience chez ses auteurs.
Une écriture fluide, un roman équilibré, des personnages intéressants et attachants, que demande le peuple !
« Bel ne m’a pas changé, mon amour pour lui ne m’a pas transformé, mais il m’a fait découvrir une part de moi-même que j’ignorais. » page 341.
Les cartes de Tahsin

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