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Les filles du bûcher – Duologie – Carole Schiaratura

[Collaboration commerciale non rémunérée]

Introduction

Soyez les bienvenus dans cette nouvelle chronique. Oscillant entre présent et passé, je vous propose de vous plonger dans l’univers d’Urban fantasy de « Les filles du bûcher ». Une duologie signée Carole Schiaratura.

Histoire et Univers

Laissez-moi vous en dire plus sur l’histoire pour commencer.

À mes yeux, savant mélange entre Urban fantasy et Cozy fantasy, ce roman est riche en aventures, mais surtout, en liens.

Vous entrez au sein d’un groupe de personnes que vous allez apprendre à connaître comme s’ils étaient vos propres amis. Vous allez passer beaucoup de temps avec eux, dans leurs pitreries autant que dans leurs vies intimes.

Et je vais même oser dire que ce livre est une histoire d’amours. Oui avec un « s », parce que pas au sens dont vous en avez l’habitude. Je parle là de toutes les formes d’amours, que ce soit de couple, d’amitié, de famille, de meutes. Pas une romance ou les histoires se construisent, mais des liens qui se solidifie et qui traverse des épreuves.

Plus que des complots, des prophéties, des créatures magiques, vous allez suivre des cœurs. Et ils ont beaucoup à raconter.

*

L’histoire se déroule donc dans notre monde ou se côtoie sans le savoir humains et créatures douées de magie : loup-garou, faës, sorcières, métamorphose, sirène et bien d’autres. Une vie commune secrète et qui doit rester cachée.

Seulement, le passé d’Alice s’en mêle. Héritière malgré elle d’une mission dont le prix lui sera révélé petit à petit. Au travers de ses ancêtres et avec ses amis et sa famille, elle va dérouler une histoire qui pourrait la mener loin des yeux, loin du cœur. Un complot noir et sanglant au milieu d’une bulle de bonheur, de rire et de tendresse.

Personnages

Multi points de vue, l’histoire se déroule autour d’une chorale de personnages proche d’Alice. Héroïne principale, mais rehaussée par ses amies Eline et Maya, sa nièce Lidia, sa sœur, Elisabeth et son mari Eliott. D’autres apparitions font leur chemin de temps à autre pour nous mettre sur des pistes d’un dénouement final !

Si ses points de vue forment le gros de l’histoire, chacun apporte son lot de personnages secondaires, allant des animaux d’Alice, au fiancé d’Eline, ou aux rencontres de Maya.

Police et meutes s’en mêleront également, car les êtres magiques sont partout !

Leurs relations sont attachantes. Cette duologie est longue (~1000 pages, ne partez pas en courant, attendez ça vaut le coup !), alors on a le temps d’apprendre à être avec eux, à prédire leur réaction (surtout celles de Nolan xD).

Un peu effrayant au début d’atterrir dans un groupe bien soudé, mais ils savent ouvrir les bras aux lecteurs pour les accueillir à base d’humour, de dérision et de joli moment de communion.

J’ai d’ailleurs aimé le traitement des personnages, notamment la petite Lidia et la manière dont elle réagit aux comportements des adultes.

J’ai fini par les aimés chacun à leur manière, même ceux avec qui j’avais du mal au début.

Style

Pour avoir lu « Even », sa saga la plus récente, contre celle-ci, la plus ancienne, j’ai pu retrouver les bases de son merveilleux style décoré et romancé.

L’autrice aime ses personnages et ça se voit dans la manière dont elle les écrits. Leurs sentiments et leurs passions sont au cœur de sa plume et plus on avance, plus la lecture se fait fluide.

Les scènes du passé sont sublimes. On voit qu’on est dans une zone de confort avec un vocabulaire précis et détaillé. Ce sont, pour moi, techniquement parlant, les plus beaux passages de cette saga. Une vraie attention aux scènes sombres est aussi en place, avec une vraie ambiance distincte de tout le reste.

Le livre est prêt à taper fort pour le bien de son scénario, et c’est agréable à lire ! Certains passages représentent d’ailleurs à quel point les personnages sont touchés et ça à déchirer le cœur.

Le début et certains événements sont parfois répétitifs et ça rend l’histoire un peu longue au démarrage, c’est pour ça que je pense que pour apprécier vraiment « Les filles du bûcher », il faut le lire dans son intégralité. Parce que s’arrêter au tome 1 c’est louper la compréhension de tout ce temps qu’on passe avec l’histoire.

Conclusion

C’est donc une lecture riche qui vous attend. Je crois que c’est le bon terme, « riche ». C’est une lecture qui demande du temps, qui se révèle complète, avec beaucoup de détails sur le passé et le présent des personnages.

Pour ma part, c’était une bonne découverte, une de celles qui sème une graine dans ma vision des relations. C’est ce que j’aime avec les livres de cette autrice, c’est qu’elle ne cherche jamais à se conformer, à s’enfermer dans des cases.

Prémices de son aventure dans l’écriture, je sais ou ça a mené et oui, ça en valait la peine !

Les cartes de Tahsin

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