Traqueur de rêves – Eva Orbelune – Avis littéraire

[Collaboration commerciale non rémunérée]
Introduction
Des lignes de vie à tracer, à fleur de peau.
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Bonjour amis lecteur.ices ! Voici une nouvelle chronique sur le dernier roman d’Eva Orbelune : « Traqueur de rêves ». Une tranche de vie entre fantastique et quête de soi contemporaine.
C’est le troisième ouvrage de cette autrice que je vous fais découvrir. Je la remercie de la confiance qu’elle me témoigne en me permettant de présenter ce service de presse.
Résumé :
Pour t’envoler, il suffit d’ouvrir tes ailes…
Depuis sa plus tendre enfance, Joshua voit les rêves des gens : leurs aspirations profondes, leurs désirs enfouis, leurs pires craintes. Cette aptitude hors norme a fait de lui un adolescent solitaire, incompris par ses parents et jugé étrange par les autres. Son frère est son allié et son repère.
Quand Joshua découvre que sa nouvelle maison est hantée par un cauchemar qui menace ceux qu’il aime et que lui seul peut voir, il part sur les traces des Wendats. Pour cette tribu amérindienne, les rêves contiennent des messages ; Joshua espère en apprendre davantage à leurs côtés.
Apprivoiser son don suffira-t-il à chasser le cauchemar qui pèse sur les siens et à les libérer de son aura mortifère ?
Histoire
Joshua est un adolescent perdu. Famille déconstruite, déménagement, capacités réprimées, et avenir pris dans un étau, l’histoire raconte une tranche de vie complexe, oppressante au début et qui, petit à petit viendra à se libérer. Mais le chemin sera long, semé d’embûches, de découvertes, de rechutes, de révélations, de rencontres, d’espoirs, de musiques, d’arts sous toutes ses formes, de spiritisme d’une certaine façon, de réconciliation avec sa nature profonde et de tout autant de symboliques.
La vie, en fait.
La vie face à une période compliquée, qui détruit et apprend beaucoup au protagoniste.
La vie où tu souris presque tendrement de ce chemin à la fin, pas pour le remercier d’avoir existé, mais pour lui dire qu’il est derrière toi.
Une histoire qui englobe et qui, je pense, peut profondément raisonner avec beaucoup de lecteurs. Soit parce que vous vous sentez dans cette période d’une transition de vous, soit parce que vous en revenez, soit parce que vous l’avez vécu un jour.
Je me suis personnellement sentie happée par le texte, tellement que j’ai fini une de mes sessions de lecture assise au fond du jardin, près de la tombe de mon chat, à regarder le vol d’une buse dans le ciel (je vous jure que c’est vrai). C’était assez intense comme période de lecture, mais je ne la regrette pas. Parce que ça rappelle oui, les mauvais côtés de la vie, mais aussi les bons.
Univers
Monde réel, mais une diversité d’image. Entre la maison de campagne, l’appartement étudiant, le voyage au Canada, les salons de tatouage, cette tranche de vie, puisque les mois se déroulent sous nos yeux, nous fait voyager à travers ses décors. On se sent pourtant vite quotidien avec les choix et les changements de Joshua, Moineau comme on l’appellera très vite.
La part fantastique du récit à un rapport avec les rêves, la mort, les souvenirs. Ils prennent des formes pourvues d’ailes et des sensations. Joshua apprendra à utiliser son pouvoir, mais, en vérité, c’est surtout le fait que tout ça fait partie de son caractère et de sa manière d’interagir avec le monde qui est passionnant. Tout aura une réponse et de vraies scènes de tension, d’affrontement auront lieu avec une très fine poésie des mots.
Un univers donc réel, mais témoin d’un imaginaire puissant, dangereux parfois, mais surtout révélateur de nos humanités.
« Joshua en distingue chaque détail : de l’arrondi de sa tête à la pointe de son bec, de la délicatesse de ses ailes frémissantes à ses pattes repliées sous son corps. Il tournoie, plane, plonge, remonte en flèche et accompagne chaque mouvement de pépiements joyeux, sur le même rythme que les sifflotements de son propriétaire. Joshua regarde l’adolescent s’éloigner, se nourrit de ce rêve innocent. Les rêves ne sont pas toujours légers et libres ; ils sont parfois voraces, magnifiques dans leur affreuse beauté. » page 30
Personnages
Joshua est un héros sensible, patient, renfermé, mais avec une grande capacité d’ouverture et d’adaptation. Il sait écouter autant qu’il saura s’écouter.
Son frère, Cyprien, ce piler hyper important à une merveilleuse relation avec notre héros, sans oublier sa propre histoire et c’est super bien fait.
Je pourrais vous citer les noms de ce qui offre sa part de found family au récit, mais je pense qu’il est mieux que vous construisez ça vous-même en découvrant « Traqueur de rêves ». Tout le monde à sa place sans en prendre trop, c’est très agréable, humain et honnête.
On n’est jamais perdu avec qui est qui, car tout ça reste à une échelle adaptée à une lecture de ce type.
Style
La plume d’Eva Orbelune est élégante. Douce, prenante, pas recherché dans un style particulier, mais dans ses valeurs et ses messages remplis de bienveillance.
J’aime énormément cette plume qu’on ne lâche pas, qui n’en fait pas des caisses, mais qui transmet tout avec beaucoup d’aisance. Un style qui plaira aux lecteurs sensibles, engagés, et compréhensifs qui aiment parcourir des chemins de vie plus que des mondes hyper détaillés.
« Il pleure les larmes trop longtemps contenues, le passé qu’on ne peut changer, le futur qu’on peut encore forger. » page 38
Conclusion
Une lecture profonde, aux sujets à la fois intemporels et actuels. On y parle sensibilité, place dans le monde, choix de vie, avenir, deuil, reconstruction et famille.
J’ai envie de vous conseillez ce livre et aussi de vous dire de prendre soin de vous et j’espère que, comme Joshua, vous trouverez votre voie, même à travers les difficultés. Et que moi aussi <3
Si ça vous parle, alors ouvrez la première page de « Traqueur de rêves ».
Les cartes de Tahsin

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