Chroniques,  cosy fantasy,  Fantasy,  Imaginaires,  Livres auto-édités,  Livres en maisons d'édition

Persona, Tome 1 : La capitale de Lumière – Ielenna – Hachette/Le livre de poche – Avis littéraire

Introduction

Coup de cœur pour ce texte doux, profond, humain et moderne.

*

Bonjour amateur de lecture ! Cette chronique va vous présenter mon dernier coup de cœur, à savoir « Persona », tome 1 : La capitale de Lumière de Ielenna. Vous trouverez le tome 1 en grand format aux éditions Hachette et en poche chez Le livre de poche.

Fantasy à partir de 13 ans, sortie entre 2023 et 2026 en quatre tomes (les deux derniers auto-édités), et qui n’a jamais été aussi actuelle. Son ton doux et optimiste, sans jamais manquer de profondeur, offre exactement le besoin de douceur que cherchent certains lecteurs aujourd’hui, je vous le promets !

*

Je tiens à préciser que vous venez de lire le résumé du grand format, pour une raison très simple, le résumé du poche, que je possède donc, est différent. Dans le résumé du poche, on genre Andrea à « elle » pour une raison que j’ignore totalement alors que l’identité du personnage est un enjeu de sa personnalité. Le respect, la façon dont l’autrice aborde le sujet de la non-binarité avec sensibilité est impressionnante, cette erreur d’édition, alors qu’elle n’existe pas dans le format de base m’a vraiment perturbée.

Je ne vous raconte pas ça pour vous prévenir, car en vérité, le genre du personnage ne devrait jamais jouer sur nos choix de lecture, je le dis ici parce que, quand un auteur ou une autrice présente un personnage, l’édition devrait toujours respecter son travail et le mettre en valeur. J’adore les formats poche (même si celui-ci aurait pu être de meilleure qualité, sans transfert d’encre sur les autres pages par exemple), alors s’il vous plaît, prêtez attention à ce qui semble être un détail, mais qui est en vérité crucial pour cesser d’invisibiliser certaines personnes.

Bref, parenthèse terminée, ne parlons plus que du texte, et spoiler, il s’est passé entre lui et moi des émotions plus fortes que je n’aurais pu l’imaginer.

Et pour la suite de cette chronique, je parlerai d’Andrea à « il » car c’est ainsi qu’est écrit le texte <3

Histoire et Univers

Le roman se déroule dans une région semblant inspirée de la Rome antique, avec de la magie en plus. Cette magie, c’est la Lumière qui divise la population en trois spectres : ceux qui ne sont pas touchés par la Lumière (sous-peuple, on dit qu’ils n’ont pas de volonté), les humains normaux et ceux touchés par la Lumière et qui ont des dons magiques. Des dons multiples qui sont tous passionnants à découvrir.

Malheureusement, les dons de Lumière font peur à la population globale et sont très encadrés par les dirigeants et le culte de cette magie. Chaque porteur de pouvoir est alors envoyé dans des orphelinats (officium) jusqu’à sa majorité. Ils y apprennent à utiliser leurs pouvoirs et à les mettre au service de la population qui en a les moyens. À 18 ans, deux choix leur sont alors proposés : se marier et perdre leur pouvoir ou rejoindre le culte et y suivre un apprentissage dont on ne sait pas grand-chose en vérité.

Andrea, adolescent Persona, qui lui permet de changer d’apparence grâce à des masques et un véritable sens de l’observation, ne veut aucune de ces solutions. Il souhaite être libre face à un système qui l’enclave. Jusqu’au jour où, à l’aube de noce royale, lui et deux de ses camarades se font louer par une mystérieuse dame qui leur confiera une mission aussi dangereuse qu’un poil hors la loi. Mais le système lui-même comprend-il ses règles ? Et jusqu’où ira-t-il pour conserver sa supériorité ?

Avis

Je me souviens de l’année suivant la sortie de ce tome 1. Je sais en avoir entendu beaucoup de bien, mais je n’étais pas la même lectrice à cette époque et je suis passée à côté. L’année dernière (en 2025), je suis tombée amoureuse de la couverture et du résumé de « Rosaces et Dragons » (clique sur le titre pour lire l’article) aux éditions Slalom.  Ainsi, ma découverte du touchant style de l’autrice, de ses bonnes valeurs et surtout ma venue dans un salon où Ielenna était présente ont été le déclic pour « Persona ». Moodreader, j’ai attendu le bon moment pour le lire et je pense avoir trouvé celui qui était parfait : une semaine pendant laquelle j’avais besoin de réconfort.

« Persona » traite de sujets modernes et importants, accessibles à tout public de plus de 13 ans. Sans donner les termes, il nous offre une belle diversité, prouvant que ce ne sont pas les cases qui font les humains et que chaque trouble, chaque spectre, chaque identité forme un individu unique et ne le représente pas exclusivement.

Je vais vous citer quelques-uns des sujets que moi j’ai remarqués, pour vous donner une idée, sans exclure que j’aie loupé des détails : non-binarité, féminisme, TSA, dyslexies, discrimination.

L’univers du récit est ainsi aussi doux que grave. On exploite des enfants, on arrache leur destin à des choix sans issue. Le livre n’oublie jamais que les personnages, même s’ils peuvent accepter et comprendre ce qu’ils font, que la notion de choix est parfois manquante. On dit à de jeunes gens qu’est-ce qu’ils sont et qu’est-ce qu’ils ont le droit d’être et la question alors se pose : faut-il accepter de s’abandonner dans le cadre que la société nous impose ?

Parlons des personnages. Andrea est extrêmement attachant. Il est sensible, à l’écoute, sait observer et comprendre, à de très belles valeurs et pense très peu à lui. Il comprend la bonté chez les humains, mais on ne le lui rend malheureusement pas suffisamment. Par peur, par incompréhension, par manque de tolérance. Sa relation avec Pax, la petite fille qu’il a prise sous son aile à l’Officium, est juste magnifique. Tout dans la communication, la bienveillance, le temps accordé à la confiance. Une scène, un flash-back, m’a fait pleurer juste parce que c’était profondément beau d’humanité.

Sa compassion et la vérité de ses amitiés sont tout ce que j’attends d’un personnage aussi gentil et aussi complexe qu’Andrea.

Les amis et les ennemis d’Andrea sont tous très bien développés. On peut dire qu’ils se créent des liens avec des ailes et des notes de musique. Parfois, on explore même d’autres points de vue pour mieux cerner l’histoire et les motivations, ce qui rend le tout parfaitement clair. Mais, « Persona » est aussi un récit qui ne donne pas toutes les informations d’un coup, qui laisse découvrir petit à petit et qui nous laisse mériter les réponses au lieu de nous les donner dès que le lecteur les voudrait. Le livre n’essaye jamais d’aller trop vite, de tout faire comprendre d’un coup, ni de jeter l’histoire en avant alors qu’elle n’est pas prête.

La magie est aussi un des points forts du récit. Elle est précise, accessible, importante à l’intrigue, et sait se déployer pour détailler l’histoire. Elle est bien équilibrée, rencontre les personnalités de ses porteurs et offre de nouvelles dimensions pour les comprendre.

J’ai aimé aussi les révélations sur l’univers et les personnages, ce qui présage une suite incroyable ! Une fin marquante, des mystères sur une histoire au-delà de l’histoire, des jeux de pouvoir. C’est, au final, un livre de lumière et on sait tous que certains ne veulent pas la partager et que d’autres savent la faire briller plus fort.

Conclusion

En conclusion, « Persona » est un jeunesse aussi pour les adultes, qui parlera à nombre d’entre nous. Aussi cozy que touchant, aussi dure que beau. Parfois, le lecteur semble recevoir les mêmes coups que les personnages, seulement, ça ne tombe jamais dans le sombre, mais toujours dans la profondeur. C’est un livre optimiste, mais qui n’ignore pas la dureté de la vie autant que sa douceur.

Un vrai coup de cœur que je n’attendais pas, mais qui, lui, m’attendait.

Et pour finir, sachez aussi que ce livre est, cerise sur le gâteau, drôle (j’aime ce genre d’humour xD) :

Les cartes de Tahsin

Abonne-toi pour ne louper aucuns articles ! 

Tu peux aussi montrer ton soutien avec un like ou un commentaire ou me suivre sur mon compte Instagram @Claradventurebooks pour plus de contenu !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *